histoire

Un peu d’histoire : du Château de Casaucau au Château de Bazerques

Au XVI ème siècle, par son testament du 24 septembre 1559, le chanoine de Lescar, Bernard de Casaucau, ecclésiastique conscient de ses devoirs et homme d’affaires avisé, fait héritière sa petite nièce Jeanne, fille ainée de Johan de Casaucau, premier jurat, son “principal neveu”. Parmi les biens légués figure la maison qu’il a fait construire mais qui n’est pas complètement achevée, à l’héritière de la “perfecir”. Cette belle demeure est de style “Renaissance” et son histoire est étroitement liée à celle de Précilhon.

Vers le milieu du XVII ème siècle, les biens de Casaucau virent dans la possession des Luger seigneurs de Précilhon, notamment la maison du chanoine. Le 9 août 1733, le seigneur Charles-Antoine de Luger la vendit à la communauté pour “1.950 Frs, 12 pains de sucre et 12 paires de chapons”. Après réparations, elle devint presbytère à l’usage d’abord du premier curé Laihacar. Elle remplit cette fonction au moins jusqu’à la révolution. Le chanoine Bernard de Casaucau a donc bien mérité de rester dans la mémoire des Précilhonnais alors que, semble t-il, le souvenir des Luger se soit complètement effacé.

Vers 1840, on trouve trace d” Mr François Bambalère propriétaire du Château Casaucau et Conseiller à la Cour d’Appel de PAU. Il a deux filles Gertrude et Gabrielle. Il décède le 1er juin 1856.

Le 12 juin 1856, Jean-Baptiste-Adolphe BAZERQUES domicilé à Bazet (Hautes-Pyrénées), propriétaire rentier, âgé de 40 ans, épouse Marie Gabrielle Bambalère, 29 ans, rentière, domiciliée à Précilhon Le 18 mars 1857, naissance de Charles François Auguste BAZERQUES. C’est le dernier châtelain et grâce à la mémoire collective du village, nous avons un aperçu de ce personnage. Célibataire, ce rentier occupe tous ses loisirs à la chasse et néglige son domaine. Il écrit un journal local. Et dans un de ses articles, il raconte avec humour comment, lors de chasses importantes, on ne l’a pas vu depuis plusieurs jours, “sa voisine qui a toujours eu bon coeur” s’est inquiétée. Il envoie les enfants du voisinage porter du gibier chez Layous (à l’entrée d’Oloron). Comme récompense, notre châtelain leur donne un morceau de sucre sur lequel il verses quelques gouttes de liqueur….

Charles BAZERQUES meurt à 61 ans, le 24 août 1918, peut être d’une intoxication due au gibier faisandé. Ironie du sort : huit jours après son décès, la cheminée du château s’écroule…